La proprioception de l'agent
Explanation — la thèse de fond de Noezis : remplacer le contexte statique collé dans le prompt par une mémoire vivante dont l'agent connaît l'état.
Le mal : le contexte statique
Un agent IA repart de zéro à chaque session. On lui colle un paquet de documents dans le prompt, figé et aveugle. Deux pathologies en découlent :
- hallucination — il invente ce qu'il ne sait pas ;
- cécité au changement — il ne voit pas que le monde a bougé (une décision périmée, un document contredit, un fichier déplacé).
Le remède : une mémoire dont l'agent sent l'état
Noezis donne à l'agent une forme de proprioception — le suivi en continu de son propre état de connaissance. À chaque tour, il sait ce qui est :
- su — l'information présente, retrouvable ;
- contesté — les contradictions, signalées au lieu d'être masquées ;
- périmé — ce qui a été remplacé, ou ce qui a dérivé ;
- manquant — ce que la base ne sait pas, dit clairement.
Ce contexte n'est pas réclamé à la demande par l'agent : il lui est fourni au début de chaque tour, sélectionné et borné.
Trois propriétés
- Reproductible et traçable — la recherche ne fait pas appel à un modèle dans sa boucle ; même question, même réponse, avec le chemin suivi.
- Le désaccord et le temps comptent — les contradictions sont signalées, les versions périmées sont conservées et chaînées, pas effacées.
- Mémoire ≠ raisonneur — Noezis est la mémoire, l'agent est le raisonneur. Frontière nette : Noezis ne génère pas, il retrouve.
Aller plus loin
- Décision vs document → Décision ≠ document
- Pourquoi la recherche est reproductible → Pourquoi la recherche n'utilise pas de LLM